Les soins palliatifs à domicile traversent une période de transformation profonde. Portée par une proposition de loi déposée en mars 2025 et examinée au fil des mois suivants par l’Assemblée nationale puis le Sénat, la réforme redessine les contours de l’accompagnement des personnes en fin de vie. L’enjeu est considérable : permettre à ceux qui le souhaitent de terminer leur vie chez eux, entourés de leurs proches, avec un soutien médical et humain structuré. Pendant des années, le domicile est resté le parent pauvre des soins palliatifs, largement concentrés dans des unités hospitalières inégalement réparties sur le territoire. Cette réforme entend corriger ces déséquilibres, en dotant les familles, les patients et les soignants d’un cadre plus lisible, plus solide et plus juste.
- Ce que change la proposition de loi sur les soins palliatifs et l’accompagnement
- Prise en charge financière des soins palliatifs à domicile : ce que couvre l’Assurance Maladie
- Qui peut bénéficier des soins palliatifs à domicile ?
- Les nouvelles structures d’accompagnement prévues par la réforme
- Droits des patients et des familles : ce que la loi renforce concrètement
- La formation des professionnels de santé : un pilier souvent négligé
- Inégalités territoriales dans l’accès aux soins palliatifs à domicile
- Le rôle des aidants dans la prise en charge à domicile : soutien et reconnaissance
- Les soins palliatifs à domicile bénéficient d’une prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pour les patients relevant d’une ALD en phase terminale.
- Une nouvelle notion juridique — “soins palliatifs et d’accompagnement” — remplace l’ancienne définition pour mieux couvrir les besoins réels des malades.
- 19 départements restent sans unité de soins palliatifs, révélant des inégalités territoriales persistantes que la réforme cherche à résorber.
- Un droit de visite inconditionnel est désormais prévu pour les proches des patients sous soins palliatifs.
Ce que change la proposition de loi sur les soins palliatifs et l’accompagnement
La proposition de loi relative aux soins palliatifs et d’accompagnement, déposée le 11 mars 2025 par la députée Annie Vidal, n’est pas une simple retouche législative. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large initié en 2024, lorsque le gouvernement avait présenté un projet de loi sur l’accompagnement des malades et la fin de vie. Ce texte, interrompu par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, avait été repris et scindé en deux propositions distinctes par le Premier ministre François Bayrou en janvier 2025.
Cette scission n’est pas anodine. Elle traduit une volonté politique de traiter séparément deux sujets qui, bien qu’imbriqués, appellent des débats distincts : d’un côté, l’amélioration concrète de l’accompagnement palliatif ; de l’autre, les questions éthiques liées à la fin de vie active. La proposition de loi sur les soins palliatifs est donc le premier texte examiné, et c’est celui qui produit les effets les plus directs sur la vie quotidienne des patients et de leurs familles.
Le texte s’appuie sur la stratégie décennale des soins d’accompagnement, dévoilée en avril 2024 et dotée d’un budget de 1,1 milliard d’euros à horizon 2034. Ce cadre financier vise à structurer durablement l’offre sur l’ensemble du territoire, en renforçant les soins à domicile, en créant de nouvelles structures de proximité et en formant davantage de professionnels. Pour suivre l’évolution du texte législatif, les ressources institutionnelles permettent de consulter les différentes étapes du parcours parlementaire.
Plus de 750 amendements ont été déposés lors de l’examen à l’Assemblée nationale, ce qui illustre à la fois l’intérêt suscité par ce texte et la complexité des arbitrages à opérer. Les débats ont porté notamment sur le périmètre exact du droit aux soins palliatifs, les modalités de recours en cas de non-respect, et la question du financement des nouvelles maisons d’accompagnement.

Prise en charge financière des soins palliatifs à domicile : ce que couvre l’Assurance Maladie
La question du reste à charge est souvent la première préoccupation des familles confrontées à une situation de fin de vie. La réponse, sur ce point, est claire : les soins palliatifs sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans ticket modérateur, dès lors que le patient relève d’une affection longue durée (ALD) en phase terminale. Cette exonération du ticket modérateur signifie concrètement que la part normalement à la charge de l’assuré est couverte par la Sécurité sociale.
Cette couverture intégrale s’applique aux soins médicaux à proprement parler : consultations, actes infirmiers, médicaments prescrits dans le cadre des soins palliatifs, équipements médicaux nécessaires au maintien à domicile. Pour les familles qui souhaitent comprendre en détail les aides disponibles liées aux soins palliatifs, il existe des ressources détaillant les différents dispositifs selon la situation administrative du patient.
La prise en charge à domicile implique souvent l’intervention coordonnée de plusieurs acteurs : le médecin traitant, une infirmière libérale, parfois un kinésithérapeute ou un ergothérapeute. Ces professionnels peuvent intervenir dans le cadre d’une hospitalisation à domicile (HAD), dispositif qui permet une prise en charge médicale intensive sans hospitalisation conventionnelle. L’HAD est remboursée intégralement dans les mêmes conditions que l’hospitalisation classique.
Au-delà des soins strictement médicaux, d’autres postes de dépenses peuvent peser sur les familles : aides à la personne, aménagement du logement, transport sanitaire, ou encore équipement spécialisé. Ces coûts ne sont pas systématiquement couverts à 100 %, et leur prise en charge varie selon la situation personnelle, le niveau de revenus et la caisse d’assurance maladie complémentaire. Des aides spécifiques, comme l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH), peuvent compléter le financement selon les cas.
| Type de soin ou prestation | Couverture Assurance Maladie | Conditions |
|---|---|---|
| Soins médicaux palliatifs (ALD terminale) | 100 % (exonération ticket modérateur) | Reconnaissance ALD par le médecin traitant |
| Hospitalisation à domicile (HAD) | 100 % | Prescription médicale, agrément HAD |
| Actes infirmiers à domicile | 60 à 100 % selon statut ALD | Prescription, infirmière conventionnée |
| Médicaments de la liste | 100 % (si ALD) | Médicaments en rapport avec l’ALD |
| Aides à domicile (auxiliaire de vie) | Non prise en charge directement | APA, PCH, ou mutuelle complémentaire |
| Aménagement du logement | Non prise en charge | ANAH, CAF, conseil départemental |
Qui peut bénéficier des soins palliatifs à domicile ?
Cette question revient régulièrement chez les familles qui découvrent le dispositif dans des moments souvent difficiles. Les soins palliatifs à domicile s’adressent à toute personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale, dont le pronostic vital est engagé. Il ne s’agit pas uniquement des dernières heures de vie : ces soins peuvent être mis en place bien en amont, dès lors que la maladie ne répond plus aux traitements curatifs et que l’objectif thérapeutique se déplace vers le confort et la qualité de vie.
Les pathologies concernées sont variées : cancers en phase avancée, insuffisances organiques sévères (cardiaque, respiratoire, rénale), maladies neurologiques évolutives comme la sclérose en plaques ou la maladie de Charcot, mais aussi certaines démences à un stade avancé. Le diagnostic palliatif n’est pas réservé aux personnes âgées : des patients jeunes, adultes ou même des enfants peuvent être éligibles à ce type de prise en charge.
Pour bénéficier des soins palliatifs à domicile, plusieurs conditions pratiques doivent être réunies. Le logement doit pouvoir accueillir les équipements nécessaires et permettre l’accès aux soignants. Un entourage disponible — famille, aidants proches — est souvent indispensable pour assurer une présence continue, même si des solutions existent pour les personnes isolées. Le médecin traitant joue un rôle central dans l’orientation : c’est lui qui évalue la faisabilité du maintien à domicile et coordonne les interventions.
La réforme en cours introduit par ailleurs un plan personnalisé d’accompagnement, prévu pour être proposé systématiquement lors de l’annonce d’une maladie grave. Ce document, co-élaboré avec le patient, permet d’anticiper les souhaits en matière de lieu de fin de vie, de niveau d’intervention médicale, et d’organisation familiale. Il constitue un outil concret pour que les volontés du patient soient connues et respectées, y compris dans les situations où il ne pourrait plus s’exprimer.
Les nouvelles structures d’accompagnement prévues par la réforme
L’un des apports les plus attendus de la proposition de loi concerne la création de maisons d’accompagnement et de soins palliatifs. Ces structures inédites se situeront à mi-chemin entre l’hôpital et le domicile, pensées pour accueillir des personnes en fin de vie dans un environnement moins médicalisé et plus humain. Elles permettront également à l’entourage d’être présent dans de meilleures conditions, avec des espaces dédiés à l’accueil des familles.
L’idée n’est pas neuve — des expériences similaires existent dans d’autres pays européens, notamment au Royaume-Uni avec les hospices ou en Belgique avec les maisons de soins palliatifs —, mais elle n’avait jusqu’ici pas de cadre législatif stable en France. Ces nouvelles structures viendront compléter les unités de soins palliatifs (USP) existantes, dont la répartition reste très inégale sur le territoire.
Un bilan publié par le ministère de la Santé en mars 2025 rappelait que 19 départements ne disposent toujours d’aucune unité de soins palliatifs. Cette réalité signifie que des milliers de personnes doivent, selon leur lieu de résidence, parcourir de longues distances ou renoncer à certains soins spécialisés. Les maisons d’accompagnement pourraient jouer un rôle décisif dans ces territoires sous-équipés, à condition que leur déploiement soit suffisamment financé et encadré.
La réforme prévoit également de renforcer le conventionnement des associations pour développer l’accompagnement au domicile des malades. Ces associations jouent depuis longtemps un rôle discret mais fondamental : bénévoles formés, accompagnateurs de fin de vie, soutien aux aidants. Leur reconnaissance officielle dans le cadre législatif représente une avancée concrète pour toutes les familles qui font appel à elles. Pour en savoir plus sur le cadre législatif en vigueur, la page dédiée du ministère de la Santé offre un éclairage précis sur l’élaboration de ce nouveau cadre.

Droits des patients et des familles : ce que la loi renforce concrètement
La proposition de loi ne se contente pas de restructurer l’offre de soins. Elle affirme et renforce des droits dont les patients bénéficiaient parfois de manière inégale selon les établissements ou les territoires. Le premier d’entre eux est le droit aux soins palliatifs et d’accompagnement, qui serait désormais garanti par la loi et opposable devant le juge administratif. Les agences régionales de santé (ARS) seraient chargées d’en assurer l’effectivité sur leur territoire.
Cette opposabilité représente un changement de nature. Jusqu’ici, le droit aux soins palliatifs existait dans les textes, mais sans mécanisme de recours clair pour le faire respecter. Avec ce nouveau dispositif, un patient ou sa famille pourrait saisir le juge si l’accès à ces soins lui est refusé ou rendu impossible. C’est un levier important, même si son efficacité dépendra en pratique des ressources disponibles dans chaque région.
Le droit de visite inconditionnel pour les proches des patients sous soins palliatifs constitue une autre avancée significative. Pendant la crise sanitaire de 2020-2021, des milliers de personnes sont décédées seules, sans pouvoir être accompagnées par leurs proches à cause des restrictions sanitaires. Cette expérience douloureuse a profondément marqué les familles et les soignants, et a alimenté la réflexion sur la nécessité d’inscrire ce droit dans la loi.
Les directives anticipées bénéficient également de dispositions renforcées. Ces documents, dans lesquels une personne exprime ses souhaits concernant les soins à lui prodiguer si elle ne peut plus s’exprimer, pourront désormais être annexés au plan personnalisé d’accompagnement. Leur enregistrement sur l’espace numérique de santé sera possible, et il sera envisageable d’en partager l’accès avec un proche aidant désigné. Ces mesures visent à garantir que les volontés du patient soient effectivement connues au moment où elles deviennent déterminantes.
Chronologie des soins palliatifs en France
Du lancement de la stratégie décennale à l’examen sénatorial : suivez chaque étape clé de la réforme 2024–2026.
Cliquez sur une étape pour en savoir plus · Sources : Assemblée nationale, Ministère de la Santé
La formation des professionnels de santé : un pilier souvent négligé
Renforcer les droits des patients et créer de nouvelles structures ne suffit pas si les professionnels qui interviennent au domicile ne sont pas formés à la spécificité des soins palliatifs. C’est précisément ce que la proposition de loi entend corriger, en prévoyant un renforcement de la formation initiale et continue des soignants, mais aussi des acteurs du secteur médico-social.
La prise en charge palliative à domicile implique des compétences très particulières : gestion de la douleur, accompagnement psychologique du patient et de sa famille, communication autour du pronostic, décisions complexes liées à la sédation ou à l’arrêt de traitements. Ces compétences ne s’acquièrent pas spontanément, et beaucoup de professionnels de santé exerçant en libéral n’ont reçu qu’une formation très limitée sur ces sujets au cours de leurs études.
Une infirmière libérale qui intervient chaque jour au domicile d’un patient en fin de vie fait face à des situations émotionnellement intenses et médicalement complexes. Sans formation adaptée et sans soutien institutionnel, le risque d’épuisement professionnel est réel. La réforme prévoit d’intégrer les soins palliatifs de manière plus substantielle dans les cursus de formation des médecins, infirmiers, aides-soignants et travailleurs sociaux.
Les équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP), qui interviennent en appui des équipes soignantes à domicile ou dans les établissements médico-sociaux, jouent un rôle de ressource et de soutien précieux. Leur développement est également prévu dans le cadre de la stratégie décennale. Ces équipes pluridisciplinaires — médecins, infirmiers, psychologues, assistants sociaux — permettent d’apporter une expertise spécialisée là où elle fait défaut, sans nécessairement prendre en charge directement le patient.
Pour aller plus loin sur les aspects pédagogiques du parcours de soins palliatifs, la fiche pédagogique de la HAS sur les soins palliatifs détaille les étapes du parcours intrahospitalier et les droits du patient, utile aussi bien pour les familles que pour les soignants.
Inégalités territoriales dans l’accès aux soins palliatifs à domicile
Que vous habitiez à Paris ou dans un département rural peu équipé, votre accès aux soins palliatifs à domicile n’est pas le même. Cette réalité, documentée de longue date, reste l’un des défis majeurs de la réforme en cours. Le bilan publié en mars 2025 par le ministère de la Santé établissait que 19 départements ne disposent toujours d’aucune unité de soins palliatifs. Cette carte des déserts palliatifs recoupe souvent les zones déjà fragilisées par la désertification médicale.
Les habitants de ces territoires se retrouvent dans une situation particulièrement difficile : soit ils acceptent une hospitalisation loin de chez eux, soit ils renoncent à certains soins spécialisés. Pour les familles, cette contrainte ajoute une charge logistique et financière considérable à une période déjà éprouvante. Des témoignages recueillis par La Voix du Nord illustrent concrètement ce sentiment d’isolement vécu par les familles confrontées à l’absence de structures de proximité.
Le déploiement des nouvelles maisons d’accompagnement est censé réduire ces écarts, mais son rythme dépendra directement des budgets alloués région par région. La stratégie décennale prévoit un effort financier soutenu jusqu’en 2034, ce qui laisse espérer une amélioration progressive, mais sans garantir une équité rapide entre les territoires les plus avancés et les plus en retard.
Les équipes mobiles de soins palliatifs constituent, dans les territoires sous-dotés, souvent le seul point d’appui disponible. Leur financement reste fragile et leur couverture géographique inégale. La réforme législative devra s’accompagner d’une volonté ferme des ARS d’investir dans ces structures interstitielles, sans lesquelles le droit aux soins palliatifs à domicile risque de rester théorique pour une partie de la population.

Le rôle des aidants dans la prise en charge à domicile : soutien et reconnaissance
Derrière chaque patient accompagné à domicile, il y a le plus souvent un proche aidant — conjoint, enfant adulte, frère ou sœur — qui organise sa vie entière autour des besoins du malade. Ces aidants sont des rouages essentiels du dispositif de soins palliatifs à domicile, et pourtant leur place reste peu formalisée dans le système de santé.
La réforme leur accorde une reconnaissance plus explicite. Le droit de visite inconditionnel les concerne directement, tout comme la possibilité d’accéder aux directives anticipées enregistrées par leur proche. Le plan personnalisé d’accompagnement prévoit un temps d’échange spécifique pour anticiper le rôle que l’entourage souhaite et peut jouer, en tenant compte de ses propres limites.
Le congé de proche aidant et le congé de solidarité familiale permettent déjà à certains proches de s’arrêter de travailler temporairement pour accompagner une personne en fin de vie. Ces dispositifs existent depuis plusieurs années, mais leur accessibilité et leur niveau d’indemnisation restent insuffisants pour permettre à tous les aidants de les mobiliser réellement. La réforme ne modifie pas directement ces dispositifs, mais leur articulation avec le plan personnalisé d’accompagnement pourrait en renforcer l’usage.
L’épuisement des aidants est une réalité médicalement documentée. Troubles du sommeil, anxiété, dépression, détérioration de la santé physique : les conséquences d’un accompagnement intense et prolongé sans soutien adapté sont sérieuses. Les nouvelles maisons d’accompagnement pourraient jouer un rôle de répit, en offrant des séjours temporaires aux patients tout en permettant aux familles de souffler. Cette fonction de répit, bien qu’encore marginale dans le paysage palliatif français, est appelée à se développer avec la réforme.
Pour les familles qui souhaitent anticiper et comprendre le cadre législatif en construction, les points d’information régulièrement mis à jour sur le processus législatif permettent de suivre l’avancement des textes en temps réel, depuis les premières lectures jusqu’aux votes définitifs.
Questions fréquentes
Lorsqu'un patient relève d'une affection longue durée (ALD) en phase terminale, les soins palliatifs sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans ticket modérateur. Cela couvre les soins médicaux, les actes infirmiers et les médicaments en lien avec l'ALD. Certains postes comme les aides à domicile ou l'aménagement du logement restent à la charge de la famille, sous réserve d'autres aides comme l'APA.
La démarche commence par le médecin traitant, qui évalue la situation et oriente vers les structures adaptées : hospitalisation à domicile (HAD), équipe mobile de soins palliatifs ou réseau de santé spécialisé. Un plan personnalisé d'accompagnement peut être établi pour coordonner l'ensemble des intervenants et formaliser les souhaits du patient.
Les directives anticipées sont un document écrit dans lequel une personne exprime ses volontés concernant les soins à lui prodiguer si elle ne peut plus s'exprimer. Elles peuvent être rédigées à tout moment, sans condition de santé particulière. Depuis la réforme en cours, elles peuvent être enregistrées sur l'espace numérique de santé et partagées avec un proche aidant désigné.
Non. Selon le bilan publié par le ministère de la Santé en mars 2025, 19 départements ne disposent toujours d'aucune unité de soins palliatifs. L'accès à ces soins reste inégal selon les territoires, notamment dans les zones rurales ou peu denses médicalement. La stratégie décennale dotée de 1,1 milliard d'euros vise à réduire ces écarts d'ici 2034, notamment via la création de nouvelles maisons d'accompagnement.
Oui, sous certaines conditions. Le congé de solidarité familiale et le congé de proche aidant permettent une interruption temporaire de l'activité professionnelle pour accompagner une personne en fin de vie ou en situation de dépendance grave. Ces dispositifs sont indemnisés, mais leur niveau de compensation reste limité. Leur activation passe par l'employeur et, selon les cas, par la Caisse d'assurance maladie.



